Ch'ti Caribous

23 mai 2007

Vancouver Island de la tentation

Ce post est un peu spécial... Il sera rédigé à quatre mains, et ceci pour accroître votre jubilation déjà, nous le supputons, à son zénith! (et là on voit que Charly n'a pas passé 3 semaines en Hypokagne pour rien)
Voici le principe: je vais rédiger ce post en premier , puis Loulou viendra mettre son nez dans mon écrit et ajouter son opinion oh combien indispensable de son encre la plus rouge. Qu'il en soit ainsi.

Alors... Nous y voilà! (fond sonore : génerique de ciné dimanche)

Il faisait trop beau hier pour que ayions le courage de faire nos sacs pendant la journée ( oui enfin, trop beau... à partir de 16h parce qu' avant c'etait MSN et glandouille à gogo pour éviter de faire les bagages pour cause de fléme aïgue)... C'est donc pris par le temps et dans l'urgence qu'on les commença à 21h30... Pour finalement se coucher vers 2h du matin.
Réveil difficile donc, puisque nous devions prendre le bus vers 7h45 (et finir de ranger l'appart aussi). Que dis-je UN bus... LES bus, puisque nous avons dû en prendre trois avant de rejoindre le ferry. Très bon timing pour la correspondance d'ailleurs, nous arrivons à l'heure pour le bateau de 10h. 1h30 de trajet dans un P&O de fortune (sans casino, bande de sales pauvres! et du café gout vomi) mais offrant des vues à vous couper la chique tout au moins ,si pas plus (fracture de la rétine, c'etait trop beau), (voir photos dans Flickr juste là à droite un peu en bas, oui c'est ça, plus à droite, non, oui, voilà, merci). Notre bateau s'appelait Golo, c'était d'ailleurs très marrant (Ferry-Golo, vous saisissez... Merci à mon père qui m'a appris l'Humour).
Arrivée vers midi sur l'île de Vancouver. Odeur de frites archi-grasses à l'arrivée pour ne pas nous faire oublier que nous sommes toujours sur le continent américain (Charlie a du me retenir d'aller acheter un cornet d'frites) , puis nous prenons le bus pour Victoria qui nous attendait tranquillement, parqué sur le trottoir et le moteur encore chaud et ronronnant. Trois petits quarts d'heure rapides de trajet, une mini-sieste pour Loulou (papy represent) et nous voilà arrivés au centre-ville. On prend un peu le temps de vivre, c'est quand même les vacances, merde alors! et puis nous allons chercher la voiture louée au préalable sur Internet... Une petite Mazda 3 automatique, que seul Loulou aura le plaisir de conduire puisque, comme tout le monde commence à le savoir, je n'ai pas encore mon permis. Vous connaissez tous mon excuse écolo bidon "Ca pollue, vive les transports en commun", eh bien non! J'ai pris la résolution de passer mon permis cet été. Au passage, merci à tous ceux et celles qui m'ont transporté gratuitement pendant toutes ces années de fainéantise non-assumée (Charlie tu me dois 3 pleins de gasoil au passage).
On prend donc la route pour Duncan, petite ville au bord de l'eau. Nous l'entrecoupons par une pause sur les bords du lac Shawnigan, very nice indeed. Arrivés à Duncan, on y fait une pause pour provisions et pour rassurer Loulou qui avait perdu son portefeuille dans la boîte à gants (oui alors déjà, c'etait pas la boite à gants. C'était l'accoudoir monsieur. Deuzio c'était vachement compliqué le système de double bouton/tiroir intégrés) . Puis on se dirige enfin vers l'auberge, c'est-à-dire vers le grand inconnu (on a eu l'adresse sur Internet, mais on ne savait rien de plus).
Arrivée des plus surprenantes: des voitures abandonnées, un fond sonore techno bruyant venant de la maison (on a cru à un traquenard organisé par des BABAS au début), un vieux bus scolaire aménagé en podium, des pistes de "X-Country-Bike" jonchées un peu partout, un petit étang et au loin, deux magnifiques séquoias millénaires (et puis une grenouille, genre reinette entre les deux). Un peu étonnés par l'ambiance, on gare la voiture, on sort doucement, et une femme vient vers nous, très gentille, très souriante, et nous dit qu'une chambre est disponible (un peu BABA mais cool, ah ah ah). Puis elle nous dit qu'il y a pas de cuisine commune, mais que pour 12.5 dollars, elle cuisine pour nous. On a dit oui et, mon Dieu!, que nous avons eu raison! Epi de maïs grillé au beurre, chou-fleur et tortilla de légumes grillés au fromage de chèvre... Un vrai régal dans une atmosphère roots à mourir... avec, pour le plus grand de mes plaisirs, les Beatles qui jouaient à fond (et un chien et deux chats pour moi, auxquels j'ai pu donner mes plus belles caresses et assouvir mon besoin de tripoter une bestiole, attention pas de double sens dans cette phrase).

Encore au programme ce soir: sauna chauffé au feu de bois, jacuzzi, et enfin, oui enfin, une nuit schtroumpfement bien méritée.

On vous tient au courant de la suite du voyage dès demain. Surtout n'hésitez pas à faire un tour du côté des photos d'ici-là.

Charlie et Louis