Ecoutez, ca fait plus de vingt bonnes minutes qu'on cherche un titre marrant pour ce post, on n'y arrive pas. Ne nous blâmez pas, nous avons essayé, c'est déjà ça. C'est pour cela qu'on est obligé de vous servir un titre à la con, dénué de toute originalité, et qui n'attirera probablement personne dans ses minces filets. Sachez pourtant que le contenu en vaut la peine. Et peine il y a eu: une journée de travail au total.
Par où commencer... après une excellente nuit bercée au son des grenouilles à l'Iguana Ranch (le truc de hippies) nous avons repris la route vers notre prochaine destination: Tofino, sur la côte ouest de l'ile, face à l'Océan Pacifique.
Pas loin de 8 heures de route (détours compris) , c'est quand même pas rien, mais notre fidèle Mazda ne nous a point fait défaut. Nous sommes donc repartis en explorant quelques coins à voir, les Shutz falls (espèces de p'tits rapides, rien d'exceptionnel pour nos yeux déjà habitués à la nature sauvage et luxuriante du Canada) , le Cairn (petite montagne culminant la région, desquelles on peut avoir un superbe point de vue) , après trois quart d'heure de montée avec la voiture sur une route du genre cailloux et boue (qui m'ont donné quelques sueurs froides) nous voila enfin arrivés au sommet... ou presque; en effet le sommet est bien là, à quelques dizaines de mettre au-dessus de nous, il va donc falloir grimper les rochers. Le coeur enhardi et plein de bonne volonté, nous voila donc sortis de la voiture, deux minutes après c'était la cavalcade, car c'était sans compter sur la présence de nos amis les serpents que nous adorons bien évidemment, tant pis pour le point de vue, on vient de la ville et OUI je n'ai pas honte de le dire j'ai peur des serpents. Et c'est donc reparti pour une demi-heure de descente direction Nanaimo, notre étape suivante. Le reste de la route se passe sans encombre jusque Nanaimo, on nous avions décidé de faire un petit arrêt histoire de planifier le point de chute ou nous pourrions dormir le soir à Tofino. Nanaimo ne nous a pas marqué, ou plutôt si, mais négativement, remplie de gens à moustaches (pas fan de la moustache), croisement improbable entre Douvres/Berck/et Denain, bref... Nous reprenons donc bien vite la route vers l'ouest et c'est parti pour 4 heures de route de montagne, lacs, séquoias millénaires et ours !!! Au bout de deux heures de route environ, nous voyons des voitures ralentir sur le bas coté. Notre copain de route, un bon vieux camping car (du genre gros modèle impossible à doubler que tu te coltines pendant 1 heure) se met lui aussi à ralentir. Evidemment, comme tout bon Français au volant qui se respecte, je me met à sortir mes plus belles insultes (mais pas trop fort quand même, on est jamais à l'abri d'un bilingue au Canada), mais c'était avant de comprendre pourquoi: sur le bord de la route était tranquillement installé un ours en train de prendre son goûter. Au total, ce sont 3 ours que nous auront croisés tout au long de la route, et les voir à quelques mètres à peine fut très impressionnant.
Nous arrivons enfin à Tofino le soir, nous nous rendons à l'auberge ou miraculeusement il ne reste que 2 lits ! Nous partageons la chambre avec deux Françaises croisées plus tôt sur la route qui faisaient du stop (explication de Charlie: on voulait d'abord les prendre mais comme on ne les avait vues que de dos, on s'est dit que faire demi-tour était une prise de risque à double-tranchant).
Au programme d'aujourd'hui, Whale Watching, non ce n'ai pas un nouveau régime miracle, nous allons prendre un Zodiac et allez voir des baleines qui seront au rendez vous on l'espère.
Je vous laisse messieurs dames, nouvelles photos à droite, ours et compagnie.
Ce post est un peu spécial... Il sera rédigé à quatre mains, et ceci pour accroître votre jubilation déjà, nous le supputons, à son zénith! (et là on voit que Charly n'a pas passé 3 semaines en Hypokagne pour rien) Voici le principe: je vais rédiger ce post en premier , puis Loulou viendra mettre son nez dans mon écrit et ajouter son opinion oh combien indispensable de son encre la plus rouge. Qu'il en soit ainsi.
Alors... Nous y voilà! (fond sonore : génerique de ciné dimanche)
Il faisait trop beau hier pour que ayions le courage de faire nos sacs pendant la journée ( oui enfin, trop beau... à partir de 16h parce qu' avant c'etait MSN et glandouille à gogo pour éviter de faire les bagages pour cause de fléme aïgue)... C'est donc pris par le temps et dans l'urgence qu'on les commença à 21h30... Pour finalement se coucher vers 2h du matin. Réveil difficile donc, puisque nous devions prendre le bus vers 7h45 (et finir de ranger l'appart aussi). Que dis-je UN bus... LES bus, puisque nous avons dû en prendre trois avant de rejoindre le ferry. Très bon timing pour la correspondance d'ailleurs, nous arrivons à l'heure pour le bateau de 10h. 1h30 de trajet dans un P&O de fortune (sans casino, bande de sales pauvres! et du café gout vomi) mais offrant des vues à vous couper la chique tout au moins ,si pas plus (fracture de la rétine, c'etait trop beau), (voir photos dans Flickr juste là à droite un peu en bas, oui c'est ça, plus à droite, non, oui, voilà, merci). Notre bateau s'appelait Golo, c'était d'ailleurs très marrant (Ferry-Golo, vous saisissez... Merci à mon père qui m'a appris l'Humour). Arrivée vers midi sur l'île de Vancouver. Odeur de frites archi-grasses à l'arrivée pour ne pas nous faire oublier que nous sommes toujours sur le continent américain (Charlie a du me retenir d'aller acheter un cornet d'frites) , puis nous prenons le bus pour Victoria qui nous attendait tranquillement, parqué sur le trottoir et le moteur encore chaud et ronronnant. Trois petits quarts d'heure rapides de trajet, une mini-sieste pour Loulou (papy represent) et nous voilà arrivés au centre-ville. On prend un peu le temps de vivre, c'est quand même les vacances, merde alors! et puis nous allons chercher la voiture louée au préalable sur Internet... Une petite Mazda 3 automatique, que seul Loulou aura le plaisir de conduire puisque, comme tout le monde commence à le savoir, je n'ai pas encore mon permis. Vous connaissez tous mon excuse écolo bidon "Ca pollue, vive les transports en commun", eh bien non! J'ai pris la résolution de passer mon permis cet été. Au passage, merci à tous ceux et celles qui m'ont transporté gratuitement pendant toutes ces années de fainéantise non-assumée (Charlie tu me dois 3 pleins de gasoil au passage). On prend donc la route pour Duncan, petite ville au bord de l'eau. Nous l'entrecoupons par une pause sur les bords du lac Shawnigan, very nice indeed. Arrivés à Duncan, on y fait une pause pour provisions et pour rassurer Loulou qui avait perdu son portefeuille dans la boîte à gants (oui alors déjà, c'etait pas la boite à gants. C'était l'accoudoir monsieur. Deuzio c'était vachement compliqué le système de double bouton/tiroir intégrés) . Puis on se dirige enfin vers l'auberge, c'est-à-dire vers le grand inconnu (on a eu l'adresse sur Internet, mais on ne savait rien de plus). Arrivée des plus surprenantes: des voitures abandonnées, un fond sonore techno bruyant venant de la maison (on a cru à un traquenard organisé par des BABAS au début), un vieux bus scolaire aménagé en podium, des pistes de "X-Country-Bike" jonchées un peu partout, un petit étang et au loin, deux magnifiques séquoias millénaires (et puis une grenouille, genre reinette entre les deux). Un peu étonnés par l'ambiance, on gare la voiture, on sort doucement, et une femme vient vers nous, très gentille, très souriante, et nous dit qu'une chambre est disponible (un peu BABA mais cool, ah ah ah). Puis elle nous dit qu'il y a pas de cuisine commune, mais que pour 12.5 dollars, elle cuisine pour nous. On a dit oui et, mon Dieu!, que nous avons eu raison! Epi de maïs grillé au beurre, chou-fleur et tortilla de légumes grillés au fromage de chèvre... Un vrai régal dans une atmosphère roots à mourir... avec, pour le plus grand de mes plaisirs, les Beatles qui jouaient à fond (et un chien et deux chats pour moi, auxquels j'ai pu donner mes plus belles caresses et assouvir mon besoin de tripoter une bestiole, attention pas de double sens dans cette phrase).
Encore au programme ce soir: sauna chauffé au feu de bois, jacuzzi, et enfin, oui enfin, une nuit schtroumpfement bien méritée.
On vous tient au courant de la suite du voyage dès demain. Surtout n'hésitez pas à faire un tour du côté des photos d'ici-là.
Oh! Pas laid... du sand'wiche (hommage... de chèvre)
De Charlie
Bonjour ou bonsoir à tertous! (on sait plus quoi dire, y'a plus de saisons).
Nous voilà donc dans la dernière ligne droite du voyage canadien. Loulou a terminé le boulot samedi, moi dimanche, et nous voilà en train de faire nos sacs, tout emprunt de nostalgiques souvenirs de notre année outre-atlantique. Tellement de choses à vous raconter!... Economisez votre capacité d'écoute, on va vous saouler! Nous prenons la route pour Vancouver Island demain, et pour plusieurs jours (http://en.wikipedia.org/wiki/Vancouver_Island). Nous avons loué une voiture à Victoria (capitale de la Colombie-Britannique), histoire d'avoir une plus grande liberté de mouvement. Tellement de choses à voir sur l'île: nature intense, Pacifique déchainé, séquoias millénaires, baleines en rut, parcs nationaux... Suivez-bien l'évolution du site, ça va sévèrement se mettre à jour pendant ces quelques jours bien rigolos.
On vous aime (sauf toi là-bas, dans le fond, ouais toi ouais).
Ca y est la nouvelle est tombée (on vous rassure elle ne s'est pas trop fait mal) Gautier nous a quitté afin de regagner la France et de faire un retour surprise auprès de ses proches la semaine dernière. C'est donc en duo que nous continuons l'aventure Canadienne à grand coup de muffins et de pains campagnards coupés. Les beaux jours sont enfin là et il fait même meilleur qu'en France (gniark gniark gniark VENNNNNNNNGEANNNNCE) Nous clôturons donc 8 mois de temps plus ou moins pourave :) avec à la clé BBQ et autres joyeusetés gustatives, saupoudrés de plage. Bref le cancer de la peau nous guette et il était temps !
La vie continue donc, et le temps passe vite entre les négociations avec notre counasse de proprio qui cherche toujours à nous arnaquer en jouant les victimes sans le sou, le boulot toujours aussi passionnant hein (je crois que nous allons devenir boulanger en freelance et faire une carrière internationale, c'est trop la classe), heureusement la ville à beaucoup de charme à offrir et nous allons nous organiser un trip sur l'ile de Vancouver (la grosse ile plus grande que la Belgique en fasse de la ville),
au programme débat philo, littérature et théâtre.. euh fiesta dans les bars avec des inconnues, magazines pourris et sieste sur la plage, carpe diem quoi.